Suis-je proche aidant ? Des situations concrètes pour se reconnaître
« Je l’aide, c’est tout. » Vous accompagnez votre conjoint à ses consultations, vous gérez les démarches de votre enfant en situation de handicap ou vous appelez régulièrement les intervenants de votre père. Le mot « aidant » ne vous vient pas forcément à l’esprit. Un proche aidant apporte une aide régulière, à titre non professionnel, à une personne dont la maladie, le handicap ou la perte d’autonomie rend certaines activités plus difficiles. Cette aide peut prendre plusieurs formes, même lorsqu’elle s’effectue à distance. Reconnaître cette place peut vous aider à expliquer vos besoins et à chercher du soutien.

Une aide qui prend sa place dans votre quotidien
Un service rendu une fois et un accompagnement régulier ne mobilisent pas la même organisation. Pour vous situer, regardez ce que vous faites dans la durée : une personne compte-t-elle sur vous pour accomplir certaines tâches ou faire face à des difficultés liées à sa situation ?
Vous n’avez pas besoin d’assurer vous-même des soins pour être concerné. Prendre des rendez-vous, organiser des passages ou soutenir un proche dans des démarches peut aussi faire partie de l’aide.
Le temps passé au téléphone ne se voit pas toujours. Il peut pourtant vous obliger à interrompre votre travail, à déplacer un rendez-vous personnel ou à garder une échéance en tête. Décrire ces actions permet de parler de votre situation plus précisément que « je suis un peu occupé en ce moment ».
Des situations dans lesquelles vous pouvez vous reconnaître
Les exemples suivants sont fictifs. Ils illustrent différentes formes d’aide et ne servent pas à décider de l’accès à une prestation.
Vous aidez un parent âgé. Vous préparez ses courses avec lui, l’accompagnez à certaines consultations et prenez contact avec les services lorsqu’il ne parvient pas à le faire seul. Cette aide revient chaque semaine, même s’il reste autonome pour d’autres activités.
Vous accompagnez votre enfant en situation de handicap. Vous coordonnez les rendez-vous, préparez les échanges avec les professionnels et recherchez des solutions pour les temps où l’accompagnement habituel n’est pas disponible. Ces responsabilités s’ajoutent à votre rôle de parent.
Votre conjoint traverse une maladie. Vous adaptez les repas, prenez en charge des démarches et réorganisez vos journées en fonction de ses besoins. Cet accompagnement peut évoluer selon les périodes et les traitements.
Vous soutenez un proche qui vit loin. Vous ne pouvez pas passer tous les jours, mais vous organisez les rendez-vous et les relais sur place. Votre contribution ne se mesure pas uniquement au nombre de visites.
Vous pouvez aussi aider un ami ou une personne de votre entourage. Le lien familial n’est pas la seule relation concernée par la proche aidance.
Quelques questions pour décrire votre rôle
Prenez un moment pour regarder votre dernière semaine, plutôt que de chercher une définition qui correspondrait parfaitement à votre vie.
- Qu’avez-vous fait pour votre proche en raison de sa maladie, de son handicap ou de sa perte d’autonomie ?
- Quelles tâches reviennent régulièrement et lesquelles avez-vous dû ajouter récemment ?
- Qui s’en chargerait si vous étiez indisponible pendant plusieurs jours ?
- Avez-vous reporté une activité, un rendez-vous ou du repos pour pouvoir l’aider ?
- Quelle aide extérieure vous serait utile aujourd’hui ?
Il n’y a ni score ni seuil à atteindre dans ces questions. Elles servent à mettre des mots sur ce que vous faites, y compris lorsque vous le faites volontiers. Vous pouvez apprécier les moments passés avec votre proche et avoir besoin d’un relais pour certaines tâches.
Se reconnaître aidant et demander une aide sont deux démarches différentes
Le fait d’être proche aidant ne signifie pas que toutes les allocations ou tous les congés vous sont automatiquement accessibles. Chaque dispositif possède ses propres conditions. Il faut examiner votre situation et celle de votre proche auprès de l’organisme compétent.
Par exemple, le congé de proche aidant répond à un cadre spécifique : les conditions et les justificatifs doivent être vérifiés avant d’adresser une demande à l’employeur. Une description de votre quotidien peut être utile pour préparer l’échange, mais elle ne remplace pas les pièces demandées.
Vous pouvez toutefois chercher de l’information et du soutien sans commencer par un dossier d’allocation. L’Assurance Maladie propose un accompagnement et une orientation selon les besoins. Une prise de contact est possible depuis le compte ameli ou auprès de votre caisse.
Parler aussi de ce dont vous avez besoin
Au moment de demander de l’aide, il est facile de décrire uniquement les difficultés de son proche. Ajoutez ce qui vous pose problème à vous : les démarches que vous ne comprenez pas, les trajets qui deviennent impossibles, l’absence de relais ou le temps que vous ne parvenez plus à préserver.
Vous pouvez préparer une phrase simple : « J’accompagne mon père à deux rendez-vous par semaine et je ne peux plus assurer tous les transports. Je cherche une solution pour l’un des trajets. » Une demande précise donne un point de départ à la personne qui vous reçoit.
Si vous n’êtes pas prêt à vous présenter comme aidant, commencez par raconter ce que vous faites. Vous n’avez pas à adopter un mot avant de pouvoir exprimer une difficulté.
Un premier espace pour vous organiser
Sawa Care propose une version gratuite pour commencer à organiser votre quotidien et consulter des ressources essentielles. Vous pouvez découvrir les outils à votre rythme, puis examiner les autres possibilités d’accompagnement selon vos besoins. Découvrir l’application gratuite Sawa Care
