Partir avec son proche : anticiper pour partir sereinement

Organiser un séjour avec un proche en situation de handicap ou de perte d'autonomie demande de la préparation, mais ça se fait. Quelques repères utiles : choisir un logement qui reproduit le confort habituel du proche, vérifier la proximité avec un médecin ou une pharmacie, et s'assurer que les activités à proximité sont accessibles.

Le label "Tourisme et Handicap" garantit un accueil et des prestations adaptés dans les hébergements et sites touristiques qui l'affichent. Pour les séjours en bord de mer, certaines plages sont labellisées Handiplage, avec des aménagements pensés pour les personnes à mobilité réduite.

Des organismes comme Vacances Répit Familles ou Manureva Répit proposent des séjours sur des sites adaptés, avec logement accessible et encadrement médical sur place — une option rassurante quand les besoins du proche sont importants.

Partir sans son proche : le répit, un droit reconnu

Prendre du temps pour soi n'est pas un abandon. Le répit — déléguer temporairement l'accompagnement à un professionnel — est reconnu comme un droit par la loi d'adaptation de la société au vieillissement de janvier 2016.

Concrètement, plusieurs formules existent pour accueillir le proche pendant l'absence de l'aidant :

  • L'hébergement temporaire en EHPAD ou USLD : la personne est accueillie quelques jours dans un établissement, avec le même encadrement que les résidents permanents.
  • Le baluchonnage ou relayage : un professionnel formé prend le relais au domicile du proche, 24h/24, pour quelques jours ou une semaine. Cette solution, encore rare en France, est particulièrement adaptée aux personnes qui tiennent à rester chez elles.
  • L'accueil familial : des accueillants agréés par le conseil départemental hébergent temporairement la personne aidée dans un cadre plus chaleureux qu'un établissement.

Les aides financières à connaître

Le coût du répit peut être partiellement pris en charge. Les aidants dont le proche bénéficie de l' Allocation Personnalisée d'Autonomie (APA) peuvent accéder au droit au répit, qui permet de financer jusqu'à 583,52 euros par an de prestations de remplacement. En cas d'hospitalisation de l'aidant, une aide supplémentaire pouvant aller jusqu'à 1 159,32 euros peut être demandée auprès du conseil départemental.

Les caisses de retraite et mutuelles proposent aussi parfois des aides complémentaires — notamment pour les salariés relevant du régime Agirc-Arrco.

Les aidants salariés peuvent également avoir recours au congé de proche aidant : ce dispositif permet de suspendre ou réduire temporairement son activité professionnelle pour souffler, jusqu'à 3 mois renouvelables dans la limite d'un an sur l'ensemble de la carrière. D'autres aides peuvent également compléter ce dispositif.

Sawa Care, pour ne pas chercher seul

Trouver la bonne solution de répit, comprendre les aides disponibles, identifier une structure avec des places libres au bon moment : c'est souvent là que les aidants se retrouvent bloqués — non par manque de volonté, mais par manque de temps et d'information. Sawa Care est là pour débroussailler ce terrain, et avancer avec vous vers une solution concrète.

FAQ

Qu'est-ce que le baluchonnage et comment en bénéficier ?

Le baluchonnage (ou relayage) consiste à faire intervenir un professionnel formé directement au domicile du proche aidé, en remplacement de l'aidant, pour plusieurs jours consécutifs. C'est la solution la plus proche du quotidien habituel de la personne aidée. Elle reste encore peu accessible en France faute de places suffisantes — votre conseil départemental ou une plateforme de répit locale peut vous orienter vers les structures disponibles près de chez vous.

Comment financer un hébergement temporaire pour mon proche ?

Si votre proche bénéficie de l'APA, une enveloppe supplémentaire de 583,52 euros par an peut être mobilisée pour financer des solutions de répit, dont l'hébergement temporaire.
D'autres aides peuvent s'y ajouter selon votre situation : caisse de retraite, mutuelle, ou aide du conseil départemental.